Commune de Varennes-le-Grand

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"Le monde avance"

L’entrée du SIVU St-Loup/Varennes accueille le chef d’œuvre d’un jeune Compagnon du devoir, Julien CRELIER.

500 heures de travail ont été nécessaires pour réaliser ce monument entièrement taillé à la main dans de la pierre de Buxy.

Le financement de la matière première de cette œuvre a été réalisé par moitié par le SIVU (commune de St-Loup et Varennes-le-Grand) et l'amicale  des sapeurs-pompiers de St-Loup et Varennes-le-Grand, les 500 heures de travail ont été offertes par le sculpteur .

Passionné depuis toujours par la pierre et ses applications, j’ai débuté à 15 ans l’apprentissage du métier de tailleur de pierre en 2004 à Pont de Veyle au sein des Compagnons du devoir, après avoir grandi et passé ma scolarité à Saint-Loup de Varennes. 

Depuis 2006, j’effectue mon Tour de France à la découverte des hommes et des techniques associées à chaque région. Après Pont de Veyle, je suis donc parti à Tours, Nantes, Annecy, Marseille, Strasbourg et Poitiers.

Chez les tailleurs de pierre plus que dans d’autres métiers, le Tour de France et la notion d’itinérance sont importants, car dans chaque région la pierre est différente, les outils ainsi que la mise en œuvre varient selon les types de roche. Il est donc nécessaire, pour parfaire sa formation, d’approcher et de maîtriser un maximum de techniques. 

Le cheminement compagnonnique spécifique répond à ce besoin, et perpétue les traditions.

Tout d’abord il faut passer l’étape de stagiaire :

Au bout d’une période de 3 à 6 mois dans sa première ville, le stagiaire demande à son corps de métier la possibilité de  tailler un travail pour l’adoption, sorte de mini chef-d’œuvre qui sera contrôlé par les Compagnons, à la fois sur le métier mais aussi sur l’état d’esprit et les valeurs morales du postulant. Au-delà de la qualité technique de la conception et de la réalisation proprement dite, c’est le comportement de l’homme face aux difficultés qui prime.

Le travail jugé correct, le jeune passe la cérémonie d’adoption qui marque son passage de l’état de stagiaire à l’état d’aspirant et son entrée sur le Tour de France. Au cours de celle-ci il reçoit sa canne et sa couleur : écharpe qui se porte à l’épaule et se noue à la hanche, sur laquelle seront frappés des symboles compagnonniques attestant de son nouveau statut et lui rappelant son engagement et son devoir au sein de la communauté des compagnons, mais aussi de cette vaste communauté qu’est l’humanité. J’ai réalisé mon travail d’adoption à Tours entre 2006 et 2007.

L’aspirant compagnon continue son Tour de France, dans un esprit de partage et d’ouverture, durant lequel il va se perfectionner à la fois techniquement et humainement, dans et par son métier. L’aspirant va mener cette vie d’itinérant en moyenne 5 années et restera un an dans chaque ville.

Au "terme" de son Tour de France, ou disons plutôt pour le concrétiser, l’itinérant est amené à exécuter un travail de réception plus connu sous le nom de chef-d’œuvre.

Ce travail doit être technique, esthétique et regrouper les savoir-faire du métier (tracé, taille, etc.).

Lorsque l’œuvre est réalisée, elle est inspectée et jugée par les Compagnons de sa corporation. Si elle est validée, l’aspirant participe à la cérémonie de réception qui se passe entre Compagnons de son corps d’état.

Il devient à son tour Compagnon et reçoit alors une canne différente de celle d’aspirant et d’autres symboles seront frappés sur sa couleur.

La plus belle œuvre, si elle n’est réalisée que dans un intérêt personnel et de vanité, laissera les Compagnons indifférents. Elle se doit d’être un don désintéressé offert à la société.

C’est pourquoi, après concertation avec le chef de corps, j’ai décidé de réaliser une œuvre dédiée au corps de première intervention des Sapeurs-pompiers de Varennes-le-Grand et de Saint-Loup de Varennes. Elle est installée devant la nouvelle caserne depuis cet automne.

Elle représente un globe terrestre cerné par les flammes, surmonté d’un casque de pompier, le tout posé sur un pied tors. L’ensemble mesure 1m60 de hauteur et pèse environ 1300 kg.

Le pied tors symbolise l’élévation et la rotation de la Terre, la sphère est le monde cerné par les flammes, le casque représente la corporation des pompiers qui veille sur le monde et protège l’humanité.

Le choix de la pierre de Buxy permet la mise en valeur des différents éléments tout en variant les aspects de taille.

Je suis honoré d’avoir pu offrir cette sculpture et les heures qui ont permis sa réalisation à ces hommes et à ces femmes qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie au secours et à la protection d’autrui.

Je tiens à remercier les deux municipalités, le corps de Sapeurs-pompiers, ainsi que tous ceux qui ont rendu ce projet possible.

Julien CRELIER